| Ses si longs cheveux d'ambres, brillants rayons de charme Papillonnent dans l'éther, hiératique et indigne L'évincent de leurs éclairs et tous les cœurs esbignent, Et le mien en novembre, l'enlacent de vers et carmes. Suis-moi et prends ma main. Viens au-delà des terres. Viens au-dessus des mers. Viens au-delà du loin. Laisses-moi être ton guide, te donner mes clefs pour Que mes brumes tu transperces, dans mes parcs te mener, Ouvrir toutes les herses, tous les rideaux lever. Et ose me voir sapide, scruter mes alentours. Alors laisses-moi t'emmener. Plus vite que les éclairs. Plus loin que tout l'éther. Plus haut que les boisés. Et cours dans mes jardins, que leurs offertes fleurs Fassent jaillir ce sourire, qui transporte mes yeux En du bonheur l'empire, filé en longs cheveux. Accompagne le suzerain du domaine de mon cœur. Alors viens au-delà Bien au-delà de nous Au-delà de nos chairs Plus loin que tout nos nerfs Au-delà des vastes airs. Plus loin que la grande sphère Au-delà de ces guerres Plus loin que les repères Au-delà des prières Plus haut que le tonnerre Au-delà du cimetière Plus profond que la pierre Au-delà des matières Plus vite que la lumière Au-delà des lisières Plus loin que les mystères
Ludwig Vlad
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