L'Ambre d'Automne

             

Ses si longs cheveux d'ambres, brillants rayons de charme

Papillonnent dans l'éther, hiératique et indigne

L'évincent de leurs éclairs et tous les cœurs esbignent,

Et le mien en novembre, l'enlacent de vers et carmes.

 

Suis-moi et prends ma main.

Viens au-delà des terres.

Viens au-dessus des mers.

Viens au-delà du loin.

 

Laisses-moi être ton guide, te donner mes clefs pour

Que mes brumes tu transperces, dans mes parcs te mener,

Ouvrir toutes les herses, tous les rideaux lever.

Et ose me voir sapide, scruter mes alentours.

 

Alors laisses-moi t'emmener.

Plus vite que les éclairs.

Plus loin que tout l'éther.

Plus haut que les boisés.

 

Et cours dans mes jardins, que leurs offertes fleurs

Fassent jaillir ce sourire, qui transporte mes yeux

En du bonheur l'empire, filé en longs cheveux.

Accompagne le suzerain du domaine de mon cœur.

 

Alors viens au-delà

Bien au-delà de nous

 

Au-delà de nos chairs

Plus loin que tout nos nerfs

Au-delà des vastes airs.

Plus loin que la grande sphère

Au-delà de ces guerres

Plus loin que les repères

Au-delà des prières

Plus haut que le tonnerre

Au-delà du cimetière

Plus profond que la pierre

Au-delà des matières

Plus vite que la lumière

Au-delà des lisières

Plus loin que les mystères


Ludwig Vlad

                   

automne
luminatii



Article ajouté le 2008-11-29 , consulté 71 fois

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